Vendredi 20 novembre 2009
Les militants MJS Isérois, annoncés par l’intermédiaire de grenews « Près de 600 militants du MJS seront
réunis et près de 1000 militants et responsables du monde politique, associatif ou syndical seront présents ». Cependant, ce fut moins de 300 jeunes réunis à Alpes Congrès aujourd’hui, pour
parler de l’avenir des jeunes Socialiste. L'entrée était exclusivement réservée exclusivement aux adhèrents PS mais nous étions présents quand même. Nous avons pu voir la division, à droite les
proches de segolène très agressifs et très mobilisés, au centre et à gauche les autres. Le peu de monde montre le désengagement de la jeunesse du Ps qui préfèrent rejoindre l’extrêmes Gauche ou
la droite plus active. Des utopies du passé comme la légalisation de la drogue, ou la monstruosité des reconduites à la frontière nous était bassinées à grand coup de « camarades ». Après une
heure de temps et quelques interventions de responsables locaux, nous avons été repérés et « reconduits » à la frontière...Pardon, reconduit à la porte par une charmante jeune fille du service
de sécurité. Les jeunes socialistes sont aujourd’hui encore plus divisés que leurs aînés du parti.
Par Cedric Augier
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Mercredi 11 novembre 2009
Comme chaque année nous étions quelques-uns de l’UMP38 à assister à la cérémonie du 11 Novembre 1943. Nous avons eu le plaisir de voir un
élu de l’opposition, Mathieu Chamussy. Ce que je regrette c’est que beaucoup de petits ambitieux qui envisagent une carrière politique grenobloise négligent cette date importante de notre histoire. Il est vrai qu ils peuvent se faire plaisir en se disant « proche de nous » ou en se montrant avec des stars
et les appelants « mon ami », mais ces politicards du dimanche nous ne les voyons jamais intervenir au niveau local ou dénoncer de façon concrète les grands dossiers : quand
on-t-ils pris la parole en public pour attaquer la majorité? Mais je me disperse, cette cérémonie fut très belle car nous étions nombreux et l’émotion
était présente comme chaque année lors des dépôts des gerbes.
Comme chaque année je déplore que monsieur le Maire
n’ait jamais déjeuné avec ces preuves vivantes du sacrifice et de la résistance grenobloise, le dernier Maire à l'avoir fait fut Alain Carignon...
Par Cedric Augier
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Demain, nous commémorons le 11 novembre 1943, date qui fut évidemment symboliquement forte et le contexte particulier : c’était le 25ème anniversaire de l’armistice, donc de
la victoire de 1918 sur les Allemands. Fêter l’anniversaire du 11 novembre, c’est manifester un patriotisme intact et authentique, face au patriotisme de façade, dévoyé, trahi, du régime de Vichy
et du maréchal Pétain qui s’enfonce dans la collaboration. C’est surtout défier l’occupant allemand qui est entré en Isère le 9 septembre, chassant les Italiens après la signature de l’armistice
italo-allié.
L’appel à cesser le travail et à manifester un jour symboliquement fort sur le plan patriotique n’est pas
nouveau : Dès 1941, en 1942, les 14 juillet et 11 novembre, mais aussi l’anniversaire de Valmy, ont fait l’objet de manifestations plus ou moins discrètes : monuments aux morts fleuris, vêtements
tricolores, drapeaux accrochés…
En juillet 1943, c’est à la barbe d’occupants italiens passifs pour ne pas dire complaisants que des
manifestations de grande ampleur ont eu lieu.
Mais en novembre 1943, la situation a changé : l’arrivée des Allemands a marqué les esprits, réveillant le
patriotisme des Français. Des tracts inondaient les rue de Grenoble avec des termes forts (« barbares nazis », « la Patrie forgée dans le sang de nos pères »). Par ailleurs, la pression sur les
jeunes travailleurs, faible du temps des Italiens, s’accentue. D’autre part, les conditions de vie, le ravitaillement notamment, ne cessent de se dégrader. La manifestation a donc également une
composante de lutte sociale ouvrière qui s’ajoute à la tonalité patriotique. La grève a été d’ailleurs très largement suivie dans toute l’Isère.
Défiés par plus de 1500 manifestants de Grenoble et des alentours, les Allemands répondent par la répression
: malgré l’intervention de la police grenobloise qui tente de faire tampon, ils arrêtent plus de 600 personnes, parmi lesquelles 369 hommes qui sont envoyés dans les camps de concentration de
Buchenwald, Dora, Hradischko, Flossenburg, Mauthausen. 221 n’en reviendront pas. Grenoble est vraiment entrée en guerre en ce mois de novembre 1943.
Par Cedric Augier
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