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préoccupation...
Caractérisant le XX eme siècle, l’urbanisation ne sera que grandissante dans les années à venir. En effet, la moitié de la population mondiale vit maintenant dans les villes et on prévoit que
cette proportion atteindra les deux tiers en 2050.
Les villes ont donc de l’avenir. Elles concentreront de plus en plus les acteurs économiques de demain, tant vos partenaires que les consommateurs.
Nous devrons œuvrer pour que les entreprises entrant dans un domaine, dans notre géographie, collaborent mieux entre elles afin de créer de meilleures synergies, pour mieux innover et mieux
commercialiser nos produits. Pour cela, nous devons investir.
Investir, ce n’est pas sauver, investir, c’est croire. Tous les acteurs économiques structurés autour de nous doivent croire à cette dynamique économique que peut créer les investissements.
Si les PME-PMI donnent une âme à une ville, les grandes entreprises sont la vitrine d’une ville. Elles sont la caution, le meilleur argument pour démontrer que votre ville a du potentiel. Elles
sont aussi l’intermédiaire indispensable vers l’internationalisation de l’image d’une ville. Cette internationalisation est la deuxième étape d’une ville dynamique et attractive économiquement.
La troisième étape, c’est le développement d’une véritable cité universitaire. Cependant, si elle est la troisième étape, c’est que cela nécessite des investissements et une ouverture à
l’international. L’université est la pépinière des génies de demain. Nous devons donc être un pôle attractif sur le plan universitaire. La réforme à l’étude sur l’autonomie des universités nous
permettra, je l’espère, de mieux faire de l’université le lieu de transition entre le scolaire et le professionnel.
Ces trois étapes sont indissociables car il ne sert à rien d’amener les génies de demain si c’est pour qu’ils partent après leur cursus. Nous devons créer des partenariats entre les grandes
entreprises de notre géographie et la cité universitaire toutes deux s’auto élevant.
Investissement, jeunesse, dynamisme, voilà des éléments qui ne peuvent que créer une ville créative.
Je terminerai donc en citant le chercheur et économiste Richard Florida, pour qui le capital créatif d’une ville est un puissant indicateur de sa croissance économique future. Son explication est
simple : les individus créatifs préfèrent vivre dans des villes où la population est diversifiée, accueillante et ouverte. Grenoble doit prendre, en ce nouveau siècle, ce virage déterminant pour
son avenir.