Samedi 10 mai 2008

Comité de Liaison des Unions de Quartier de Grenoble

 

Un programme d’évolution

 

Un constat : le CLUQ est à rénover. 

 

            Depuis quarante ans que le CLUQ existe, tout a changé :

- la ville : son extension, son économie, sa société ;

- les modalités de gestion de la ville : elle a été subdivisée en secteurs, intégrée à une communauté d’agglomération et une région urbaine ;

- les moyens de gestion de l’espace urbanisé : les collectivités territoriales se sont dotées de services fournis et de fonctionnaires compétents ;

- l’environnement associatif : les associations citoyennes, culturelles, à buts plus ou moins similaires ou convergents, se sont multipliées ;

- les besoins de la société : l’habitant est de plus en plus attentif à « la qualité de vie » et désire participer à l’élaboration des actions publiques visant à améliorer cette qualité ;

            - les attitudes des individus : elles privilégient la recherche de l’accomplissement individuel et rendent difficile l’intégration du rêve individuel au projet collectif.

 

            Il s’est créé un double hiatus :

 

            - entre l’individu et la collectivité : entre l’attention croissante pour la qualité de vie, la montée conséquente du désir de participer aux décisions publiques, et la réalité des processus de concertation, qui entraîne le désengagement, accompagné de phrases du genre : « ils » ont tout décidé d’avance », « ils » ne nous écoutent pas », « tout est déjà ficelé » ;

 

            - entre les associations d’habitants et leur comité de liaison : nombre d’Unions de Quartier ne participent guère à la vie du CLUQ. Alors que, il y a quarante ans, des habitants/militants ressentaient le besoin de travailler ensemble, ce besoin semble s’amenuiser, alors que la mise en commun des forces est plus que jamais nécessaire.

 

Le besoin d’un Comité de liaison n’est nullement amoindri.

 

Bien au contraire, il est renforcé.

 

Les buts son toujours les mêmes. Il s’agit toujours de préserver et d’améliorer le cadre de vie, par des actions sur l’aménagement urbain et l’environnement quotidien : droit des sols, permis de construire, propreté de l’espace public, nuisances sonores, qualité de l’air, circulation, stationnement, transports en commun, commerces, services de proximité, espaces verts, équipements publics, … Mais l’action se développe dans un contexte « complexifié » : autres interlocuteurs, autres mots, autres méthodes, autres outils, ....

 

            Au lieu de déplorer la contradiction entre la montée de la demande théorique de participation et la faiblesse de la participation effective, les soussignés proposent un programme en deux points : l’ouverture aux autres et l’évolution du niveau d’échelle.

 

 

 

 

1 - L’ouverture aux autres

 

            Cette ouverture peut se faire vers deux sortes de partenaires et dans deux objectifs :

 

- vers des structures : c’est ce qu’a engagé la Commission Information - Communication, qui nous a fait découvrir diverses associations et communautés travaillant dans un esprit et des buts comparables aux nôtres, avec l’objectif d’identifier les complémentarités et de conduire d’éventuelles collaborations ;

 

- vers les techniciens : c’est ce que proposera l’actuel Groupe de Travail Centre Ville, qui prend conscience que la question du centre est en fait celle de l’organisation spatiale de l’agglomération urbaine, et qu’une bonne « réorganisation » passe par la maîtrise des outils qu’utilisent techniciens et élus (P.L.U., P.D.U., S.CO.T., …).

 

Il s’agit de renforcer le « côté faible » que représente le citoyen dans le triangle expert - élu - citoyen. Cette faiblesse n’est pas inéluctable : les citoyens peuvent ou bien acquérir une compétence leur permettant de tenir tête au couple expert - élu, ou bien s’adjoindre des personnalités qualifiées, qui apporteront leur capacité d’expertise.

 

2 - L’évolution du niveau d’échelle

 

            Quand le CLUQ s’est créé, dans les années soixante, Grenoble s’arrêtait au niveau des boulevards et les relations avec les autres communes étaient distendues.

 

            Aujourd’hui, la « cuvette grenobloise » est quasi totalement urbanisée et les organismes intercommunaux ont monté en nombre et en puissance.

           

            La communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole, communément appelée la Métro, associe 26 communes en vue d’améliorer la vie quotidienne de 396 792 habitants. Elle fédère les énergies pour animer, investir, construire, aménager et mener à bien de grands projets. L'organisation des déplacements, la protection de l'environnement, l’offre d'habitat, le développement économique sont dans ses compétences.

                       

                C’est elle qui, depuis le 1er janvier 2005, assure la collecte des ordures ménagères. C’est elle qui a mis en place la patinoire d’agglomération, qui a réalisé le Stade des Alpes. Depuis 2004, elle aménage des zones d’activité intercommunales (14 actuellement).

                       

                Parallèlement, des organismes intercommunaux assurent une part croissante des services que nous utilisons. Depuis 1975, par exemple, la Société d’Économie Mixte des Transports de l’Agglomération Grenobloise (SEMITAG), assure nos déplacements.

                       

                A un échelon supérieur, la Région Urbaine Grenobloise, qui comprend 157 communes et près de 626 000 habitants (1999), s’est donné, en juillet 2000, un nouveau schéma directeur, qui va être remplacé par un Schéma de Cohérence Territoriale. Ou encore le Syndicat Mixte des Transports en Commun (SMTC), qui s’est préoccupé, en 2002, des déplacements, sur 254 communes représentant 700 000 habitants.

                       

                Le département intervient également. C’est lui qui a lancé le projet GIANT, qui a pris la maîtrise d’ouvrage de l’achèvement du contournement routier nord de Grenoble.

                       

                La Région elle-même participe à notre vie quotidienne : transports, formation, emploi, …

 

                Le quartier, base territoriale grenobloise de l’action citoyenne en faveur du cadre de vie, puise dans la proximité sa force, fondée sur la familiarité, et sa faiblesse, liée à son éloignement des multiples échelons décisionnels qui le concernent.

 

            La proposition est donc d’opérer ensemble un glissement progressif vers le haut, afin de couvrir la totalité des niveaux d’échelle dont dépend la qualité de vie du quartier.

 

par J.P Charre publié dans : Article
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Présentation

  • : Le blog de Cédric Augier -Vice-Président du C.L.U.Q.
  • cedric-augier
  • : politique
  • : -Président de la Commission Communication et Information(CLUQ) -Responsable Communication Union de quartier Foch Libération -Responsable Communication et Partenariat de Locomotive
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Fevrier


 undefined
undefined
undefined

undefined

 
Blog : Poésie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus