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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 08:32

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un regard critique sur le bilan du maire

 

dl 31octobre

(Sur la photo: Marcel Clerc,Stéphanie Augier, Cédric Augier et Alain Maréchal )

 

Après le maire (lire notre édition du 21 octobre), les oppositions dressent le bilan de l’action municipale depuis les élections.

 

Le groupe UDI, UMP, sans étiquette emmené par Cédric Augier est en pointe dans la critique du nouveau maire Jean-Yves Dherbeys. M. Augier s’est déjà exprimé sur la façon dont il estimait être traité par la majorité (lire notre édition du 15 octobre). Le bilan présenté par le maire le fait sourire.

« M. Dherbeys dit qu’il travaille depuis dix-huit mois sur la friche de la DDT, or il y a quelques mois, en commission d’urbanisme, l’adjoint ne savait pas ce qu’on allait y faire ! Il n’y a pas eu de présentation de ce projet de logements en commission ni de débat en conseil municipal.. »

« Le Salamot est un échec »

Concernant le grand projet d’éco-quartier du Salamot, M. Augier s’étonne : « Le maire a affirmé que le dossier était gelé, maintenant il dit le contraire… C’est un échec. C’est pour cela qu’il prépare des projets plus petits, pour montrer qu’il fait des choses. » Alain Maréchal enchaîne : « Les projets tombent comme de la pluie. » Cédric Augier poursuit : « Ils ne sont pas réfléchis. On lance des études, mais elles ne sont pas faites par les services de la mairie : cela coûte cher. »

Le groupe dénonce une absence de projet général, de vision, d’ambition. Accuse le maire de laisser Tullins devenir une cité-dortoir en faisant construire davantage de logements mais pas les équipements nécessaires.

« Et puis, c’est facile d’annoncer des projets, grince M. Augier, ce ne sont que des mots. On lui demande d’être dans l’action. »

Et dans l’ouverture : « 57 % des gens ont dit non à M. Dherbeys et à son prédécesseur M. Marron, mais les élus de la majorité continuent à gouverner comme s’ils étaient seuls, ils ont une vision fermée. Depuis trop longtemps, la mairie est une succursale du PS, il est temps qu’elle serve tous les Tullinois. Quand on a des grands projets, il faut les faire avec la population et les élus. »

Même la suppression de la cérémonie des vœux du maire ne trouve pas grâce aux yeux de M. Augier : « Il avait peur de se faire interpeller et huer… »

 

 

Thomas Lacroix : « On est loin de la transparence »

Thomas Lacroix (liste “Citoyens à part entière”) se dit « estomaqué par la façon dont ça se passe » au conseil municipal. « On est loin de la transparence… Nous n’avons pas de boîtes mails de la mairie, le bureau des oppositions n’est accessible qu’aux heures d’ouverture de la mairie, les premiers comptes rendus de conseil ne comportaient pas les débats, les motivations des votes et les questions orales… Le conseil municipal n’est pas un moment d’intense participation, nous ne sommes pas associés aux décisions, c’est surtout de l’info descendante et chaque question est prise comme une attaque. La majorité, qui a été élue de façon très serrée et par une minorité [43 %, 36 voix d’écart avec la liste Augier], aurait intérêt à faire travailler tout le monde ensemble. Concernant les commissions, toutes ne se sont pas encore réunies ; elles ne sont pas ouvertes, les choses sont déjà plus ou moins actées, il n’y a pas de co-construction même s’il y a des débats intéressants. Le maire a pris le maximum de délégations, ce qui lui permet de prendre des décisions sans discussion en conseil. » M. Lacroix et ses colistiers considèrent aussi qu’il n’y a « pas de réflexion d’ensemble », de vision, notamment sur l’urbanisme et le logement :« tout se fait au coup par coup ». Le Conseil des Sages ne leur convient pas car il discrimine par l’âge et est fermé aux étrangers non-communautaires. Quant au devenir des friches, « on est au courant de rien ».

 

Alain Di Nola : « Un état d’esprit de citadelle assiégée »

Alain Di Nola (liste “Un nouveau regard pour Tullins-Fures”), qui était élu dans l’équipe Marron au côté de M. Dherbeys, est « profondément irrité de l’image que l’on donne. Ce qui se passe est surréaliste. M. Dherbeys n’a pas accepté le résultat des élections : il est minoritaire ! Son équipe est dans un état d’esprit de citadelle assiégée, de refus de l’opposition, de mesquinerie. Il y a des choses qui relèvent de l’amateurisme, comme l’histoire du règlement du Conseil des Sages. »

Le bilan du maire ne l’a pas convaincu : « Le Salamot ne sort pas de terre et on fait semblant de rien. Les terrains ont été achetés trop cher et le projet a changé. Les radars pédagogiques ne servent à rien sans signalisation au sol ou communication. Il faut un plan de circulation puis de stationnement. La suppression des vœux ? C’est une économie ridicule et un des moments forts de la démocratie locale qui disparaît. Mais il copie Vallini… Le Conseil des Sages ? Si on voulait une vraie démocratie participative, il y aurait des commissions extra-municipales, avec des gens de couches sociales et d’âges différents. L’entretien des trottoirs ? C’est bien, mais de là à le mettre dans son bilan… »

Comme les autres opposants, M. Di Nola dénonce un manque de projet et de vision, une action « au coup par coup », une absence d’anticipation.

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