Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 20:55

220px-Gaston_Valois.jpgCe matin, j’ai rendu hommage à la mémoire du Docteur Valois, lors de la cérémonie de commémoration. Le Docteur Valois est un homme politique qui a été un grand fédérateur de la Resistance Dauphinoise.


Ayant installé son cabinet à Tullins en 1913, il a obtenu la Croix de guerre lors de la 1ère Guerre mondiale. Elu conseiller municipal en 1919, il devient le leader du comité tullinois du parti radical. En 1933, il devient maire de la ville.


« C'est l'époque des ligues et des affrontements sanglants entre droite et gauche. La pensée politique de Valois évolue d'une position modérée vers une attitude intransigeante. Il se démarque des dirigeants historiques de la Fédération iséroise qui, sous la direction du sénateur Léon Perrier, également président du Conseil général, ne voient à gauche aucun ennemi. Il emmène ses troupes dans une lutte implacable contre les socialistes et les stratégies d'union des gauches. Ayant obtenu du Congrès fédéral de mars 1935 liberté de manœuvre pour les élections municipales de mai, il conclut à l'échelle de son canton une alliance de droite avec Jules Durand, syndicaliste paysan et chef du parti des démocrates populaires (PDP). Sous le slogan "Faire barrage à la coalition socialo-communiste", il conserve la mairie de Tullins »


Il et ensuite élu conseiller général de Tullins en octobre 1937.


« Sur le plan des relations humaines, l'image que Valois renvoyait était empreinte de générosité. Il soignait gratuitement les pauvres et affichait un bel esprit sportif, pratiquant diverses disciplines. C'était en effet un touche-à-tout, faisant de l'athlétisme et de la natation, s'intéressant au Tour de France. Mais c'est au rugby qu'il laissa une forte empreinte. »


Lors de la Seconde Guerre mondiale, il démissionne de ses fonctions et il entre dans la résistance. Il implante dans son canton des dizaines de résistants et un groupe franc armé.

En janvier 1943, suivant les instructions du général de Gaulle, Valois crée les Mouvements Unis de la Résistance.


Valois s'oppose fermement au projet du leader communiste Maurice Flaureau d'organiser, en réponse à l'occupation du Dauphiné par l'armée allemande depuis début septembre 1943, une grande manifestation populaire le 11 novembre à Grenoble devant le Monument aux morts érigé à la gloire des Diables bleus. Valois était inquiet des risques de représailles allemandes dont on l'informa qu'elles pouvaient être implacables. Flaureau a cependant maintenu la manifestation, faisant distribuer des tracts qui portaient le parrainage des diverses composantes de la France combattante et qui appelaient les Grenoblois à manifester. Valois a alors ordonné à ses partisans d'empêcher par tous les moyens le rassemblement. Les communistes sont parvenus à mobiliser un millier de sympathisants; quelque 600 d'entre eux seront arrêtés, la moitié mourra en déportation.


 Je suis encore plus touché par cet événement car mon grand-père fait partie des personnes qui ont été déportées ce jour là et qui ont connu l’enfer des camps de concentration.


Le 26 novembre, c’est  Le Dr Valois qui fut arrêté par la police allemande  rue Palanka à Grenoble. « Pendant une dizaine d'heures, il fut torturé, mais il ne parla point. Il trouva la force de se suicider en se tailladant l'artère radiale avec une lame de rasoir. Ce fut l'une des victimes de la Saint-Barthélemy grenobloise. Les circonstances exactes de sa disparition ne furent révélées qu'au retour, de déportation, de la plupart des résistants qui, emprisonnés dans la même cellule que Valois, avaient assisté à la scène ».

Partager cet article

Repost0

commentaires