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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 14:55

Suite au souhait du groupe PARABOOT, propriété Richard Pontvert et Cie, de regrouper sur un même lieu
ses 2 sites actuels situés sur Izeaux et Tullins, et au regard du cas particulier de cette opération, lié au
caractère emblématique de cet acteur économique sur le territoire, l'Exécutif a validé le 20 mai dernier la
proposition suivante : vente à l'entreprise d'un terrain sur Centr'Alp 2 et rachat du site de Tullins (d'une
surface de 16 371 m2), au prix de 800 000 €. Depuis, l'entreprise Richard Pontvert a accepté le principe des
propositions du Pays Voironnais. Aussi, afin de mettre en oeuvre ce projet et dans l'attente de la cession du
tènement sur Centr'Alp 2, et après validation par l'Exécutif le 24 juin 2014, il est proposé au Conseil
communautaire d'autoriser le Président à signer un compromis de vente dans un 1er temps, au prix de
800 000 € conformément à l'avis de France Domaine, afin de figer les accords et de ne pas perdre de temps
dans les démarches administratives ; puis dans un second temps, d'autoriser le portage foncier par l'EPFL du
Dauphiné de ce tènement situé sur Tullins, afin de mobiliser l'enveloppe financière sur le bon exercice
comptable. Il est proposé de donner un avis favorable aux conditions d'acquisition et de portage foncier de ce
tènement. Concernant les modalités de portage, l'intervention de l'EPFL se fait dans le cadre du
renouvellement urbain pour une durée de 4 ans. Au terme de la 4ème année, le Pays Voironnais définira le
volet final de l'opération, soit habitat et logement social (6 ans), soit développement économique (9 ans).
Jean-Paul BRET ajoute que ce sont des durées maximum et qu'on ne va pas forcément attendre ce temps là
avant de valoriser ce site. Un portage coûte cher et l'objectif est de remettre rapidement le bien sur le
marché.
Conseil Communautaire du 15 juillet 2014
15/21
Intervention de Cédric AUGIER
« Mesdames, Messieurs, Cher(e) Collègue,
Je voulais expliquer mon vote car cela m'est demandé par mes électeurs tullinois. Je souhaite féliciter Julien
POLAT qui a récupéré in-extremis la société Paraboot, permettant de conserver ses emplois sur le Pays
Voironnais. Lors de notre campagne électorale, j'ai rencontré Messieurs FEUILLET et RICHARD, dirigeants
de la société qui souhaitaient près de 2 hectares de terrain pour le développement de leur société, et la
reprise de leurs locaux existants. Il est vraiment dommage que le maire de Tullins n'ait pas souhaité proposer
une solution acceptable pour conserver ces emplois sur Tullins et par cela, préserver les commerces de la
commune.


Entre 2 hectares et 8 000 m2, il y a une différence de plus du double Monsieur DHERBEYS!

 

Si nous avions eu un maire comme Julien POLAT, il est probable que nous aurions gardé cette société sur la
commune. Je voterai cependant pour cette délibération liée à des accords qui permettront de créer de
nouveaux emplois sur le Pays Voironnais. Merci de m'avoir écouté ».


Jean-Yves DHERBEYS estime cette intervention polémique et indique qu'il a rencontré le groupe Paraboot
très rapidement après confirmation de leur intention de quitter le site de Tullins, et de faire un regroupement
avec le site d'Izeaux. Il y a une stratégie d'entreprise dans ce groupe, l'axe Grenoble-Lyon a été préféré. Il ne
faut donc pas polémiquer sur le fait que l'on n'ait pas été réactifs. Un tènement complet a été proposé.


Nicolas CHARLETY ne voit pas ce que vient faire au Pays Voironnais un débat concernant la commune de
Tullins. Quand on est élu et responsable, c'est le souci de l'emploi qui doit primer. On peut avoir des
réponses différentes, mais il faut savoir se respecter. Nous avons tous des inquiétudes sur cette
problématique de l'emploi. Il se félicite qu'une entreprise reste sur le territoire. Mais cela fait-il partie d'une
nouvelle politique du Pays Voironnais et à ce moment là, si d'autres entreprises souhaitent partir (comme
Antésite par exemple) ou ont besoin de déménager, va t-on se retrouver avec la même aide du Pays
Voironnais ou bien ce dossier est exceptionnel, résultant de faits particuliers et c'est une décision
ponctuelle ?


Jean-Paul BRET répond que ce dossier est exceptionnel sauf que le Pays Voironnais a le même
comportement avec la société Antésite. On leur a proposé de s'installer sur Centr'Alp et on est en train
d'étudier le rachat de leur site, à leur demande. Il s'agit d'entreprises emblématiques du territoire. Ce sont
des entreprises familiales qui sont attachées au territoire et dont on sait qu'elles ne vont pas dans deux, trois
ou quatre ans, quitter le « navire ». On ne fera pas forcément les mêmes propositions à d'autres entreprises
ne remplissant pas ces conditions. Un 3ème dossier nous préoccupe, celui de la Chartreuse, qui a de
grosses contraintes par rapport à sa localisation. Nous sommes face à des entreprises qui veulent se
développer, mais ne peuvent pas le faire sur leur site historique et nous accompagnons ces entreprises de
façon préférentielle.


Julien POLAT confirme que l'on ne peut pas traiter de la même manière des entreprises quand on a en face
de nous des interlocuteurs qui sont décisionnaires car les entreprises ont leurs racines localement et qu'elles
ne sont pas dépendantes de Conseil d'Administration qui prennent leur décision de l'autre côté de
l'Atlantique. Cela est un critère fondamental de l'engagement que l'on donnera vis-à-vis d'elles car on est plus
ou moins en confiance quand on a les interlocuteurs décisionnaires en face de nous et pas simplement des
relais. De manière générale, la philosophie développée sera de faire preuve de flexibilité, de souplesse, et de
réactivité face aux demandes formulées. On est déjà dans une conjoncture économique complexe pour des
raisons nationales et internationales. Il n'échappe à personne que nous sommes dans un pays relativement
encadré par des normes, des réglementations, des procédures. Et si nous-mêmes, on en ajoute à notre
échelle, alors on va ajouter de l'inertie à l'inertie. Il faut être en capacité d'adapter l'offre par rapport aux
besoins de notre interlocuteur. Il faut tenir compte de tous les éléments de l'entreprise, sa nature, son
histoire, sa pérennité, sa production, son attachement au territoire, le nombre de salariés, les perspectives de
croissance ainsi que des éléments autres, tels que leur contribution fiscale. On peut estimer que la recette
fiscale va être multipliée par trois avec la création d'un nouveau site sur Centr'Alp. Il aimerait que l'on puisse
intégrer dans nos réflexions le fait qu'accompagner une entreprise dans son projet de re-développement n'est
pas un cadeau mais un investissement que l'on concède avec un retour possible dans des délais
relativement brefs. On analysera cas par cas le profil de l'entreprise, les besoins qu'elle exprime et la
capacité que l'on a à lui répondre. En fonction des scénarii, tout ne peut pas être reconduit dans les mêmes
termes. Dans le cas présent, on achète le site de Tullins et on le revalorisera.


Nicolas CHARLETY est d'accord avec ces dires si ce n'est que pour Antésite, on va racheter le tènement
alors qu'au départ, c'était Antésite qui devait réaliser l'opération immobilière. Il ne voudrait pas que le prix du
foncier en Pays Voironnais sur des futures friches industrielles, soit basé sur le besoin financier d'entreprises
à déménager mais que l'on reste vraiment dans le prix du marché. Ce n'est pas à la puissance publique de
faire monter les prix sur le foncier au nom de l'économie.


Jean-Paul BRET indique que des promoteurs privés devaient faire l'opération et non pas Antésite. A ce jour,
il n'y a plus de promoteurs investissant sur un foncier permettant de faire du logement car cela est trop
conséquent en une seule tranche. Les promoteurs ne font plus de réserves foncières sur plusieurs années.
Conseil Communautaire du 15 juillet 2014
16/21
On fera du portage en sachant bien quelle est la capacité de ce site en matière de constructions. On fera une
offre qui restera dans le marché avec un avis favorable des Domaines.
Julien POLAT confirme que l'on achète au prix des Domaines, ce prix étant conditionné essentiellement au
droit à construire par rapport au classement d'urbanisme du bien. Il est hors de question de déroger à cela.
Pour Paraboot, nous sommes conformes à l'avis des Domaines.


Franck PRESUMEY regrette que Monsieur AUGIER utilise ce dossier pour faire de la polémique politicienne,
ce n'est pas le lieu. Nous sommes heureux à Tullins que Paraboot reste sur le Pays Voironnais car il y avait
de la concurrence. Il salue l'action de Julien POLAT, de Jean-Yves DHERBEYS et du Président, pour avoir
su garder cette belle entreprise même si on a un pincement au coeur à Tullins de la voir partir.


Cédric AUGIER ne pense pas avoir fait de polémique mais 70 personnes consommaient sur Tullins au
moment du déjeuner et cela représente un manque à gagner pour le commerce tullinois.


Gilles JULIEN se félicite de la position du Pays Voironnais dans ce dossier. Il faut faire les efforts quand cela
est nécessaire. Ce dossier tranche avec celui de la société Arjowiggins que nous avons évoqué lors du
dernier Conseil. Dans ce dossier, la BPI a financé la délocalisation en Ecosse à hauteur de 186 M€, le plan
social sur 2014, à hauteur de 60 M€. Tous ces millions pourraient servir au renouveau de l'entreprise.
Michel ROSTAING-PUISSANT note que les frais de portage s'élèvent à 2,4 %. Ne sont-ils pas indicés au
Livret A ? Jean-Yves DHERBEYS lui répond qu'ils sont fonction de la catégorie de portage.


Anne GERIN revient sur le portage par l'EPFL, et la projection à vocation économique à terme, voire à
vocation logement, ou les deux. A t-on déjà des projets sur Tullins ? Le Pays Voironnais est-il prêt à
accompagner cette transformation du site ? Jean-Yves DHERBEYS lui répond par la positive. On va étudier
dès l'automne, une révision du PLU. On aura l'occasion d'en discuter avec le service économie et logement.
Il peut y avoir une vocation mixte sur ce tènement. On va donc lancer des études dès début septembre.


Jean-Paul BRET note que le Pays Voironnais souhaiterait que toutes les friches industrielles restent à
vocation économique. Il est vrai que selon l'implantation, cela n'est pas forcément propice. Mais à un
moment, on ne pourra plus créer de toutes pièces des zones dédiées à l'économie car le terrain manquera
ou coûtera cher. Le ScoT préconise de maintenir le plus possible de mixité fonctionnelle, pour maintenir les
emplois près des logements.


Adopté à l’unanimité (70 pour, 0 opposition, 0 abstention)

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