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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 23:09

Au-delà de tous les enseignements qu'il y aura à tirer du résultats de ces élections cantonales, il faudra retenir une fois de plus la désertion des urnes.

 

article_abstention.JPG

55,6% d'abstention au 1er tour, dimanche 20 mars.

Entre 54 et 56% ce dimanche 27 mars.

Dès lors, comment envisager une réelle représentativité des citoyens?

Certes, cette fois-ci, les cantonales n'étaient couplées avec aucun autre scrutin. Pour autant, un désenchantement politique s'affirme.

Comment expliquer ce phénomène malheureusement récurrent de la vie politique française?

Daniel Halévy, historien, expliquait dans "La fin des notables", ouvrage paru en 1937, que les dirigeants des partis se ressemblaient plus entre eux qu'ils ne ressemblent à leurs militants.

 Indifférence ou refus global de la chose publique, crise du politique, manifestation de rejet de la politique gouvernementale sont tout à la fois facteurs de cette abstention. Faut-il l'envisager comme un acte politique délibéré? Le philosophe Marcel Gauchet parlait à juste titre de "politisation négative" en ce sens où l'abstention serait bien une volonté politique se manifestant en l'absence d'offre suffisante.

En France, l'inscription sur les listes électorales est un droit et une obligation mais son non-exercice n'est soumis à aucune sanction. Ce n'est que pour les élections sénatoriales que le vote est exigé pour les grands électeurs (conseillers municipaux, généraux, régionaux et députés) qui se voient infliger une amende de 100€ en cas d'abstention.

Serait-ce une solution à étendre aux autres scrutins comme c'est le cas en Belgique?

Pourtant de nombreux pays ne connaissent pas d'élections démocratiques, des citoyens voudraient pouvoir élir leurs représentants.

C'est à nous tous citoyens qui sommes investis en politique de faire que les choses changent, de redonner de la moralité et de la sincérité à l'engagement et de ce fait, redonner confiance aux gens.

C'est ce que nous avons tenté de démontrer pendant cette campagne qui a été courte, trop courte. Ce n'est pas à deux mois des élections que l'on construit un projet concret pour un territoire mais en travaillant le terrain sur la durée de façon sérieuse et dynamique.

C'est ce à quoi nous nous engagerons pour l'avenir. La confiance se gagne sur la durée.


 

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