Mercredi 11 novembre 2009
Comme chaque année nous étions quelques-uns de l’UMP38 à assister à la cérémonie du 11 Novembre 1943. Nous avons eu le plaisir de voir un
élu de l’opposition, Mathieu Chamussy. Ce que je regrette c’est que beaucoup de petits ambitieux qui envisagent une carrière politique grenobloise négligent cette date importante de notre histoire. Il est vrai qu ils peuvent se faire plaisir en se disant « proche de nous » ou en se montrant avec des stars
et les appelants « mon ami », mais ces politicards du dimanche nous ne les voyons jamais intervenir au niveau local ou dénoncer de façon concrète les grands dossiers : quand
on-t-ils pris la parole en public pour attaquer la majorité? Mais je me disperse, cette cérémonie fut très belle car nous étions nombreux et l’émotion
était présente comme chaque année lors des dépôts des gerbes.
Comme chaque année je déplore que monsieur le Maire
n’ait jamais déjeuné avec ces preuves vivantes du sacrifice et de la résistance grenobloise, le dernier Maire à l'avoir fait fut Alain Carignon...
Par Cedric Augier
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Demain, nous commémorons le 11 novembre 1943, date qui fut évidemment symboliquement forte et le contexte particulier : c’était le 25ème anniversaire de l’armistice, donc de
la victoire de 1918 sur les Allemands. Fêter l’anniversaire du 11 novembre, c’est manifester un patriotisme intact et authentique, face au patriotisme de façade, dévoyé, trahi, du régime de Vichy
et du maréchal Pétain qui s’enfonce dans la collaboration. C’est surtout défier l’occupant allemand qui est entré en Isère le 9 septembre, chassant les Italiens après la signature de l’armistice
italo-allié.
L’appel à cesser le travail et à manifester un jour symboliquement fort sur le plan patriotique n’est pas
nouveau : Dès 1941, en 1942, les 14 juillet et 11 novembre, mais aussi l’anniversaire de Valmy, ont fait l’objet de manifestations plus ou moins discrètes : monuments aux morts fleuris, vêtements
tricolores, drapeaux accrochés…
En juillet 1943, c’est à la barbe d’occupants italiens passifs pour ne pas dire complaisants que des
manifestations de grande ampleur ont eu lieu.
Mais en novembre 1943, la situation a changé : l’arrivée des Allemands a marqué les esprits, réveillant le
patriotisme des Français. Des tracts inondaient les rue de Grenoble avec des termes forts (« barbares nazis », « la Patrie forgée dans le sang de nos pères »). Par ailleurs, la pression sur les
jeunes travailleurs, faible du temps des Italiens, s’accentue. D’autre part, les conditions de vie, le ravitaillement notamment, ne cessent de se dégrader. La manifestation a donc également une
composante de lutte sociale ouvrière qui s’ajoute à la tonalité patriotique. La grève a été d’ailleurs très largement suivie dans toute l’Isère.
Défiés par plus de 1500 manifestants de Grenoble et des alentours, les Allemands répondent par la répression
: malgré l’intervention de la police grenobloise qui tente de faire tampon, ils arrêtent plus de 600 personnes, parmi lesquelles 369 hommes qui sont envoyés dans les camps de concentration de
Buchenwald, Dora, Hradischko, Flossenburg, Mauthausen. 221 n’en reviendront pas. Grenoble est vraiment entrée en guerre en ce mois de novembre 1943.
Par Cedric Augier
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La lâcheté tend
à projeter sur les autres la responsabilité qu'on refuse.
Julio Cortazar
Par Cedric Augier
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Monsieur Kuntz crache sa haine contre l’état d’Israël en demandant à monsieur le maire le gel du jumelage de notre ville avec la ville israélienne de Rehovot. Après de nombreux
articles condamnant l’état souverain d’Israël, et prônant la défense des « pauvres petits palestiniens » qui se font réprimandé par ces méchants juifs. Gilles Kuntz a franchi la ligne
de non retour … Plus sérieusement je pense qu’ un élu municipale devrait garder sa retenue surtout lorsque l’on sait que cette manifestation était organisée avec l’association « pas à
pas » ouvertement antisémite. Je suis encore plus choqué lorsque je vois les commentaires sur son site personnel dont un amenant à des vidéos d’une orientation et d’une propagande d’une rare
violence. En dehors de tous clivages gauche/droite, les élus municipaux ont condamné d’une seule voix la venue de Dieudonné à Grenoble, il est légitime de s’interroger sur cette prise de position
de Mr Kuntz… un élu peut-il ouvertement s’afficher avec des antisémites ? Je ne pense pas. L’association « pas à pas » poste de nombreuses vidéos sur son site
(http://www.pasapas38.com/) crachant sa haine journalière sur l’état d’Israël. Gilles Kuntz, en soutenant leur action, s’associe clairement à leurs positions. Grenoble et Israël ont eu une
relation privilégiée en se jumelant. Les Juifs de Grenoble et toutes les autres communautés vivent en parfaite symbiose…que recherche Gille Kuntz ? Nous en appelons aux élus de gauche comme
de droite à exiger la démission de ce monsieur pour ses positions intolérables. A quelques jours du 11 novembre où nous commémorerons la déportation
de plus de 400 grenoblois en camps de concentration pour avoir refuser l’inacceptable, nous demandons à la mairie de faire un geste fort. Ce monsieur n’a visiblement plus rien à faire au sein
d’une assemblée élue par le peuple pour le peuple. Est-ce que Grenoble restera la ville de la résistance ?
Par Cedric Augier
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Qui ira donc compter les batailles perdues Le jour de la victoire ?
[Björnstjerne Björnson]
Par Cedric Augier
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